L’ORGANISATION DE LA GORSEDD DE BRETAGNE

La Gorsedd de Bretagne ou Goursez Breizh, est constituée d’hommes et de femmes d’âge adulte, selon l’âge fixé par l’État dont ils dépendent. Ils peuvent en effet appartenir à quelque nation du globe qui soit. On leur demande simplement d’avoir des connaissances dans la langue bretonne ou dans toute autre langue celtique, irlandais, gallois, cornique, manxois ou écossais des Highlands. L’égalité entre les hommes et les femmes est complète.

La langue officielle de la Gorsedd est le breton. La Gorsedd reconnaît néanmoins l’existence du gallo.

Les Bretons ne se définissent pas par une appartenance nationale. Il y en a d’Américains, de Canadiens, de Français, de Britanniques ou tout simplement d’Armoricains. L’appartenance à la Goursez tient compte de cette diversité et la Goursez ne saurait prêter allégeance à quelque État que ce soit. Même si elle dépend pour la forme de l’État Français, en conséquence de la loi sur les Associations, elle garde son libre arbitre et son indépendance face aux institutions de la société française.

Les membres de la Goursez de Bretagne sont divisés en trois groupes : les Druides, les Bardes et les Wates ou Ovates.

Les Druides sont tenus pour des philosophes, qui réfléchissent sur le monde et la vie et pratiquent une philosophie de la nature. Ce n’est pas à dire qu’ils sont des écologistes, car ils ne le sont pas forcément : simplement ils mettent la réflexion sur l’Univers au premier rang de leurs préoccupations. Ils  respectent ainsi exactement les schémas directeurs de leurs ancêtres : quand Cicéron rencontra Diviciacos, celui-ci lui dit qu’il était, avant tout, un philosophe de la nature.

Les Bardes sont les gardiens de la mémoire. Souvent ils pratiquent eux-mêmes un art. Parfois ils sont historiens et s’efforcent d’établir la vérité sur l’Histoire de leur pays, souvent déformée par des opinions rivales et des partis-pris.

Les Wates s’attachent plus à la matière. Ce sont des travailleurs manuels, des agriculteurs, des ouvriers, des ingénieurs, des médecins. Ils s’intéressent aux métamorphoses de la matière. Ils tirent la leçon, hautement philosophique, de l’histoire des sciences et de ces sciences elles-mêmes.

Avant d’entrer à la Gorsedd, un stage plus ou moins long, comme disciple est exigé. Les disciples assistent aux cérémonies et aux assemblées, mais sans droit d’intervention, en spectateurs. L’attente avant l’entrée dans le cercle de pierre, qui dure au moins deux ans, peut exiger trois ans ou même plus. C’est un temps de connaissance : le disciple apprend à connaître la société dans laquelle il souhaite entrer, la Goursez quant à elle, apprend à connaître le disciple. La Goursez de Bretagne est dirigée par le Drouiz Meur ou Grand-Druide et par un Poellgor ou Conseil. Le Grand-Druide est élu à vie par le Poellgor. Celui-ci est constitué d’un Arouezvarzh ou Arouezvarzhez, maître ou maîtresse des cérémonies, d’un ou d’une Diellour, Archiviste secrétaire, d’un Douger ou d’une Dougerez Kleze, Porteur ou Porteuse de l’Epée et, à titre facultatif, d’un Drouiz Meur Eiler, Grand Druide en second. Celui-ci est désigné, selon les cas, par le Grand Druide ou par le Poellgor, pour aider le Drouiz Meur ou, s’il est dans l’incapacité matérielle d’exercer ses fonctions, pour gérer la direction de la Gorsedd à sa place.