On entend parfois qualifier le druidisme de doctrine pré-chrétienne. On ne sait d’ailleurs comment écrire le mot avec ou sans trait d’union, indice qu’il n’est pas forcément entré dans l’usage courant du français.

On ne peut s’empêcher de penser à des mots formés de la même façon comme par exemple « prélavage », qui désigne dans un lave-linge une phase de la lessive destinée à préparer le programme « lavage ». On enclenche ainsi un processus dont le but ultime est le lavage. Le prélavage n’a de fait qu’une nécessité limitée, défini qu’il est par la phase finale et totalement soumis à elle.

Sans qu’il soit nécessaire de faire allusion au « lavage de cerveaux » pour accentuer la comparaison, qui ne comprend dès lors que la phase pré-chrétienne voit son utilité soumise à la phase chrétienne qui serait l’aboutissement du processus d’évolution !

Nous récusons bien sûr ce terme qui révèle en fait une conception orientée voire propagandiste de l’histoire des idées, des religions ou des spiritualités. Comment peut-on subjuguer la définition et le contenu d’une spiritualité à celle qui la suit? Le fleuve ne remonte jamais à la source.