DSCF0999

Vénérable Délégué du Pays de Galles, Vénérables Grand Barde et délégué de Cornouailles, chers frères et sœurs, cher(e)s ami(e)s. Bienvenue à tous à cette Gorsedd Digor aujourd’hui.

Je salue Madame Lena Louarn, vice présidente du Conseil Régional de Bretagne en charge des langues de Bretagne. Nous sommes très heureux d’accueillir aujourd’hui une vraie militante autant qu’une élue bien convaincue de la nécessité de promouvoir la mission qui lui a été confiée. Je veux saluer également notre consœur Mona Bras qui est, comme chacun sait, une conseillère active du Conseil Régional. Je voudrais vous remercier toutes deux pour l’honneur qui nous est fait par les plus hautes instances du Conseil.

Je voudrais, Mesdames, mentionner et saluer un autre de vos confrères qui n’est pas là aujourd’hui, M. Jean Michel Le Boulanger, vice-président du Conseil Régional pour l’excellente réponse qu’il a faite à M. Jean Marc Ayrault qui veut noyer la Bretagne dans un pot de rillettes du Mans pour fabriquer ainsi une région bidon, chimique et sans saveur que j’appellerai la « région Bordeau-Chesnel ». Je renvoie donc M.Jean Marc Ayrault au slogan publicitaire qui lui est lié : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs ».

Et puisque nous sommes dans une année de souvenir, je souhaite également lui rappeler pourquoi Nantes avait été rattaché à la région d’Angers au cours de la dernière guerre, parce qu’il y avait là-bas un commandement de la Wehrmacht et que cela facilitait le travail de répression ! Arguments étranges qui n’ont en tout cas pas grand chose à voir avec les valeurs républicaines !

Nous avons quand même quelques questions à l’intention de M. Ayrault :

  • – A qui les Bretons devront-ils demander la permission de défendre leur langue et leur culture dans la région bric-à-brac que vous voulez nous flanquer ?
  • – Quel drapeau verrons-nous flotter sur nos mairies près des drapeaux français et européen ?
  • – Quel drapeau également sur les plaques de nos voitures ?
  • – Que devient le projet de point bzh pour nos adresses informatiques, projet initié avec l’aide de la Région Bretagne
  • – Qui sera en charge des affaires maritimes et des marins ?

La Bretagne n’aurait donc même plus le droit d’être une région mais une sous-région, rien de plus ! Jean Marc Ayrault ressuscite finalement ce qu’on appelait au Moyen Age les Marches de Bretagne . Quel esprit moderniste !
Osez-donc le dire en face, Monsieur Ayrault, à l’unisson avec vos semblables dans la tradition des empereurs carolingiens dont vous êtes l’émule : « Nous avons peur des Bretons parce que ce ne sont pas de vrais Français, ils sont prêts à quitter la France. Nous avons peur des Bonnets Rouges qui refusent que les routes soient taxées en Bretagne ».

La peur et la méfiance alimenteraient donc le fantasme ? Ce n’est pas sérieux. Ce n’est pas digne d’un ex-premier ministre.

La vérité c’est que Jean Marc Ayrault est aussi à la recherche de places pour poser le séant de hobereaux comme M. Auxiette au cas où celui-ci perdrait son emploi car ce n’est pas sûr du tout que les pays des alentours aient besoin de lui, si d’aventure un nouveau découpage régional intervenait. Il faut sauver le soldat Auxiette ! Asinus asinum fricat !

La Gorsedd demande le respect de la volonté populaire, le dernier sondage effectué à la demande de Bretagne Réunie montre que 55 % des Bretons sont favorables à la Bretagne à 5 départements et seulement 6 % à la fusion avec les Pays de Loire, ils étaient 8 % au mois d’avril, en baisse donc !

La Gorsedd demande l’annulation de l’amendement Da Silva qui donne autant de poids au vote de la région que quitte un département qu’à celui du département qui veut partir et à celui de la région d’accueil. Il faudrait en outre réunir une majorité de trois cinquième dans les trois conseils territoriaux concernés, tâche quasi impossible à réaliser. Bref ! Un amendement qui interdit, de fait, toute évolution.

Contre toutes ces manœuvres, la Gorsedd demande que les gens de Loire Atlantique et ceux des départements bretons soient consultés par référendum.

La gauche aurait-elle peur du peuple ?

Il continuera pourtant à faire entendre sa voix !