Ce début d’année 2013 voit la sortie de deux numéros de revues en Bretagne qui nous vendent du celtique pur jus additionné d’un dossier sur les druides. Il s’agit de Bretagne Magazine et d’un hors série de « Bretons », autrement dit des publications réalisées sous l’égide du Télégramme et d’Ouest France, les deux principaux quotidiens d’information en Bretagne.

Ces liens valent d’être relevés car en matière d’information, le lecteur n’apprendra paradoxalement pas grand chose, tant on parcourt les sentiers battus et les clichés les plus éculés. Ajoutons que nous y sommes également appelés à la cause sans avoir été le moins du monde interrogés!

Ces deux livraisons tapent en effet dans l’historique de la Gorsedd de Bretagne pour parler in fine de groupes druidiques n’ayant aucun rapport avec celle-ci. Rappelons une évidence: l’histoire de la Gorsedd de Bretagne est avant tout l’histoire de la Gorsedd de Bretagne, elle n’est pas le substitut de mémoire ou la caution de service pour différents conglomérats ou individus dont on ne sait comment ils sont subitement apparus dans l’actualité et encore moins devant le crayon et l’appareil photo des reporters plutôt conventionnels qui s’essayent allègrement à les propulser au rang d’illustration collective du druidisme contemporain.

A lire Bretagne Magazine, dont le rédacteur a apparemment aperçu ce type de druides sandwich dans les brumes d’une île bretonne, on peut même se demander si la Gorsedd existe encore. Maladresse de style ? Paresse d’enquêteur débordé ou collapsus dans l’art de la précision ? Mystère…

Le pompon est indiscutablement à attribuer au Magazine « Bretons » qui se fend d’un portrait d’un druide qui ne fait pas partie de la Gorsedd mais à qui il est demandé si les positions prises par celle-ci sur les sujets d’actualité font partie du druidisme !!!

On en profite au passage pour nous refaire le coup de l’enfermement local voire ethnique. Il est vrai que nous avons adopté la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. « Bretons » ne nous dira pourtant pas si son informateur a une référence éthique moins « locale » à proposer.
Pas de quoi être vraiment informé ou rassuré !